L'Olympique Lyonnais s'impose comme la nouvelle référence française sur la scène continentale, capitalisant sur une régularité mécanique. Cette constance lui permet de s'installer en tête des clubs hexagonaux au début des années 2000. Le club dispute ainsi plusieurs quarts de finale de la Ligue des Champions, engrangeant année après année un total de points conséquent. Le point culminant intervient en 2010, lorsque Lyon atteint les demi-finales, après avoir liminé le Real Madrid (1-0, 1-1) puis les Girondins de Bordeaux (3-1, 0-1). Oppos au Bayern Munich (0-1, 0-3), le club s'incline logiquement, mais confirme son statut d'acteur majeur du football européen. Cette campagne, comme les précédentes, contribue à renforcer un coefficient déjà solide. Sur l'ensemble de cette période faste, l'OL génère un volume de points sans précédent pour un club français dans l'ère moderne. L'o Reims ou même Saint-Étienne voyaient leurs exploits sous-pondus, Lyon bénéficie d'un système qui récompense la constance autant que les performances ponctuelles. Cette dynamique permet à l'OL de dépasser rapidement ses concurrents nationaux au classement des coefficients UEFA, et de creuser un cart significatif. Pendant près d'une décennie, le club incarne lui seul la fiabilité française en Ligue des Champions. Lyon cale, le PSG l'avale. Après 2010, toutefois, la machine lyonnaise marque le pas. Moins souverain sur le plan national, le club voit ses performances européennes plonger dans l'irrégularité. Si quelques coups d'éclat subsistent, l'image de la demi-finale de la C1 atteinte en 2020 et perdue face au Bayern (0-3), ils ne suffisent plus maintenir le même rythme d'accumulation de points. Le modèle parisien sous pavillon qatari finira par le dévorer.